Blog, Développement personnel

🌿 Quand la fatigue devient un signal : cafĂ©ine, matcha et carence en fer

Ces derniĂšres semaines, la fatigue s’est installĂ©e sans demander la permission.
Une fatigue qui empĂȘche de reprendre le sport.
Une fatigue qui rend les études floues, les phrases lourdes, la concentration fragile.

Alors, comme beaucoup, j’ai compensĂ©.

☕ La cafĂ©ine comme bĂ©quille

Je suis devenue peu à peu dépendante à la caféine.
D’abord le cafĂ©. Puis les energy drinks.
Sans sucre — pour se rassurer — mais tout aussi violents.

À force de frĂ©quenter des rĂ©fugiĂ©s qui tentent d’arrondir leurs fins de mois via Uber Eats ou Deliveroo, je suis devenue Khanoom Nathalie : la prof de français connue dans cette communautĂ©.
Ils m’apportaient des boissons Ă©nergisantes, parfois cuisinaient avec affection des plats afghans chaleureux, des gestes attentionnĂ©s.
Mais mon corps, lui, s’épuisait.

đŸ” Le matcha, cette alternative que je n’arrivais pas Ă  choisir

J’ai pourtant toujours su que le matcha Ă©tait bĂ©nĂ©fique pour le cerveau.
DĂšs 2014, pendant mes Ă©tudes de droit, je m’intĂ©ressais dĂ©jĂ  aux moyens de soutenir mes capacitĂ©s cognitives.

J’ai mĂȘme achetĂ© du matcha japonais chez AnataĂ©.
Mais je n’ai jamais vraiment rĂ©ussi Ă  franchir le pas. Trop attachĂ©e Ă  mon cafĂ©.

Ces deux derniĂšres annĂ©es, j’avais trouvĂ© un compromis rĂ©confortant : une Ă  deux fois par semaine, un matcha latte avoine au Fox Coffee Shop.
Un rituel doux, stable
 jusqu’à ce que la vie en dĂ©cide autrement.

Berlin, puis la chute

En partant Ă  Berlin, impossible de maintenir mes routines.
J’y ai dĂ©couvert le Malzkaffee chez DM, avec du lait d’avoine — parfait, chaleureux, rassurant.

Mais Ă  mon retour Ă  Metz, quelque chose s’est cassĂ©.
La fatigue latente m’est tombĂ©e dessus d’un seul coup.

J’ai remplacĂ© le dĂ©ca par de la chicorĂ©e (les prix du cafĂ© me faisaient littĂ©ralement saigner des yeux).
Au travail, à Sarrebruck, je buvais le café en dosette de la Senseo mise à disposition.
Et j’ai recommencĂ© les energy drinks zĂ©ro, sans comprendre pourquoi je me sentais de plus en plus Ă©puisĂ©e.

đŸ©ș Mettre un mot sur ce que le corps vit

Puis je suis allée chez mon médecin traitant.
Prise de sang. Diagnostic simple, mais lourd de sens : carence en fer.

Un problÚme fréquent chez les femmes, aggravé chez moi par une alimentation pauvre en viande.
J’ai commencĂ© une cure de fer, en faisant attention aux interactions :

  • fer et magnĂ©sium bien sĂ©parĂ©s,
  • vitamine C prise en mĂȘme temps que le fer,
  • cure prise le soir pour mĂ©nager mon systĂšme digestif.

💊 Faire au mieux, avec les moyens du moment

J’ai testĂ© les complĂ©ments Cuure pendant plusieurs mois.
Mais ma rĂ©alitĂ© financiĂšre actuelle m’oblige Ă  faire autrement.
Aujourd’hui, je me tourne vers des alternatives moins chĂšres chez DM, accessibles prĂšs de la gare de Sarrebruck — et autrefois prĂšs de l’école de mes enfants Ă  Berlin.

Ce n’est pas un renoncement.
C’est une adaptation.

🌿 Revenir à la douceur

J’ai repris mon abonnement à Bonjour drink.
J’ai limitĂ© les boissons Ă©nergisantes.
Je n’ai pas encore rĂ©ussi Ă  arrĂȘter totalement la cafĂ©ine, ni Ă  passer complĂštement au matcha.

Mais je ne me bats plus contre mon corps.

Je comprends maintenant que cette fatigue n’était pas un manque de volontĂ©, mais un signal.
Un appel à soutenir plutît qu’à stimuler.
À ralentir plutît qu’à forcer.

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