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Body Positivisme : S’accepter tout en avançant, mon parcours de résilience

Depuis aussi loin que je me souvienne, mon rapport au corps et à l’alimentation a toujours été compliqué. Entre les troubles alimentaires qui m’ont suivi depuis l’enfance et les pressions sociétales sur l’apparence, il m’a fallu des années pour apprendre à m’accepter, à m’écouter et à progresser à mon rythme.

Aujourd’hui, je veux partager mon histoire, non pas comme un modèle parfait, mais comme une source d’inspiration pour toutes celles et ceux qui cherchent à trouver un équilibre entre acceptation de soi et volonté de changement.

Mon cheminement : de la lutte à la reconstruction

Une prise de conscience tardive, mais essentielle

Pendant des années, j’ai vécu avec des troubles alimentaires qui affectaient ma santé et mon bien-être, sans vraiment y faire face. Ce n’est qu’à 28 ans que j’ai décidé de demander de l’aide et de consulter un psychologue. Cette démarche a marqué le début d’un travail en profondeur sur mon rapport à la nourriture et à mon corps.

Peu après, à 29 ans, j’ai découvert le livre de Valérie Orsoni sur le Bootcamp. Ce guide m’a aidée à reprendre confiance dans ma capacité à adopter une alimentation plus saine et à écouter mes besoins. En parallèle, j’ai travaillé avec une diététicienne qui m’a apporté des outils concrets pour avancer sans culpabilité.

Une grossesse inattendue, un changement de priorité

À la veille de mes 30 ans, ma vie a pris un tournant inattendu : une grossesse gémellaire surprise. Si l’idée de prendre du poids m’effrayait un peu, j’ai vite compris que mon corps faisait un travail extraordinaire : il portait deux petits êtres.

Pendant ces neuf mois, j’ai décidé de laisser de côté la pression sur mon apparence. J’ai pris du poids de manière raisonnable (environ 2 kg par mois), mais mon objectif était clair : assurer la santé de mes enfants et la mienne.

Après l’accouchement, ma priorité n’était pas de retrouver mon poids d’avant : c’était d’apprendre à être mère. J’ai allaité mes jumeaux pendant six mois, et je savais que me priver n’était pas une option.

Reprendre ma vie en main après le burn-out parental

La maternité est un bouleversement magnifique, mais exigeant. Lorsque mes enfants ont atteint leur phase de « terrible two », j’ai traversé un burnout parental. Ce moment difficile a été un électrochoc pour moi. J’ai réalisé que, pour prendre soin de mes enfants, je devais aussi prendre soin de moi.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé de reprendre ma vie en main :

  • Un suivi médical pour mes troubles alimentaires : Ce travail m’a aidée à déconstruire les croyances limitantes sur mon corps et à adopter une relation plus apaisée avec la nourriture.
  • Reprendre le vélo : Au début, c’était difficile, mais à force de persévérance, c’est devenu un plaisir quotidien. J’utilise mon vélo pour mes trajets, et parfois, j’emmène mes enfants avec une remorque.
  • Sensibiliser mes enfants à l’activité physique : Je les ai inscrits au judo et les sensibilise à la natation. Leur montrer l’importance du mouvement fait désormais partie de notre quotidien.

Un équilibre entre acceptation et progression

Réduire le sucre et me reconnecter à mon corps

Avec le temps, j’ai appris que le body positivisme ne signifie pas rester figé dans une situation qui ne me convient pas. Pour moi, il s’agit d’un équilibre entre accepter mon corps comme il est et faire des choix pour l’améliorer sans culpabilité.

En réduisant ma consommation de sucre et en reprenant le sport doucement, j’ai vu des changements positifs dans mon corps et dans mon énergie. Depuis mon accouchement, j’ai perdu 25 kg, mais plus important encore, j’ai gagné en bien-être.

Une motivation partagée

Mon compagnon, qui est un grand sportif, m’aide aussi à rester motivée. Son soutien et sa passion pour l’activité physique me rappellent chaque jour que le sport peut être une source de plaisir, et non une obligation.

Le message que je veux transmettre

Le body positivisme, ce n’est pas ignorer les défis ou renoncer à évoluer : c’est faire la paix avec son corps, tout en avançant vers une version de soi-même qui nous rend fiers et épanouis.

1. Apprendre à s’écouter

Votre corps est votre allié. Il est capable de choses incroyables, mais il a aussi besoin de soins et d’attention. Prenez le temps de comprendre ses besoins et respectez ses limites.

2. Avancer à son rythme

Chaque petit pas compte. Que ce soit une promenade, un repas équilibré ou une séance de sport, l’important est de faire de son mieux sans pression inutile.

3. S’entourer des bonnes personnes

Que ce soit un professionnel de santé, un proche ou un partenaire, le soutien de votre entourage peut faire toute la différence.

Reprendre confiance en soi, un jour à la fois

Mon parcours est loin d’être terminé, mais je suis fière du chemin parcouru. Je continue à travailler sur moi-même, pour moi et pour mes enfants, car je veux leur montrer que la confiance en soi est un cadeau que l’on se fait à soi-même.

Et vous, quel est votre rapport au body positivisme ? Quels sont les petits pas que vous faites chaque jour pour vous sentir bien dans votre corps et dans votre esprit ?

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire, car chaque histoire est unique et mérite d’être entendue.

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