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✨ La fin de mes droits RSA : une sortie lente, lucide, et nécessaire

Il y a des fins qui soulagent autant qu’elles inquiètent.
La mienne s’appelle la fin de mes droits au RSA.

Depuis plusieurs années, ce dispositif a été pour moi un filet de sécurité. Un soutien réel, parfois vital. Mais aussi, avec le temps, un cadre rigide, anxiogène, qui finit par peser sur l’élan, l’audace et la projection.

Quand une bourse devient un “salaire”

Je perçois aujourd’hui une bourse de 1 000 € par mois, dans le cadre de mon poste d’assistante de français à l’étranger.
Lors de ma dernière déclaration trimestrielle, la CAF m’a informée — en amont, cette fois — que cette bourse devait être déclarée comme un salaire.

Conséquence directe :

  • plus de droit au RSA,
  • plus de prime d’activité,
  • du fait également de mon statut étudiant.

Administrativement, tout est cohérent. Humainement, c’est plus ambivalent.

Vivre, oui. S’épanouir, non.

Avec beaucoup de rigueur, je tiens mes comptes dans un tableau Excel.
Et le constat est clair : ma bourse me permet de vivre, de payer mes charges, de tenir.
Mais elle ne me permet ni de me faire plaisir, ni d’épargner, ni d’investir sereinement dans mes projets.

Or, vivre uniquement pour tenir n’est pas un horizon.

Fatigue, puis reprise de souffle

Le dernier trimestre a été éprouvant. Physiquement, mentalement.
Mais peu à peu, l’énergie revient. Pas d’un coup. Pas sans peine.
Plutôt comme on se relève après une longue immersion : lentement, mais avec détermination.

J’ai donc décidé de me remettre en disponibilité partielle, les jours où je ne travaille pas en Allemagne :

  • pour effectuer des remplacements à l’Éducation nationale,
  • et surtout pour reprendre mes activités entrepreneuriales.

Créer, transmettre, bâtir : c’est là que je retrouve du sens.

La vraie bonne nouvelle : sortir du RSA

La véritable bonne nouvelle, paradoxalement, c’est ailleurs.
Après près de huit ans, je vois enfin ma dette CAF arriver à son terme.
Et avec elle, la fin d’un cycle.

Sortir du RSA, ce n’est pas renier ce qu’il m’a apporté.
C’est reconnaître que ce dispositif est excellent pour dépanner,
mais qu’il ne permet pas de s’épanouir, ni de se projeter à long terme.

Vivre sous contrôle permanent, déclaratif, conditionnel, ce n’est pas neutre psychiquement.

Ne plus rester attachée à un cadre qui ne me correspond plus

Cette étape marque une décision plus large.
J’ai choisi de ne plus rester attachée exclusivement à la France pour développer mes projets.

Je souhaite désormais envisager l’étranger comme un espace de déploiement,
et développer mon entreprise dans le champ de l’éducation artistique et culturelle,
là où les cadres sont parfois plus souples, plus ouverts, plus propices à l’innovation.

Ce n’est pas une fuite.
C’est un déplacement.
Un réalignement.

Et maintenant ?

Maintenant, je fais autrement.
Avec moins de certitudes, mais plus de liberté.
Moins de sécurité administrative, mais davantage de cohérence intérieure.

La sortie du RSA n’est pas une fin heureuse au sens classique.
C’est une fin nécessaire pour pouvoir recommencer à respirer.

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