Cette semaine, j’ai participé à une formation à Sarrebruck, au ministère de l’Éducation.
Une de ces journées où l’on arrive un peu en avance, encore dans le rythme du trajet, avec ses pensées en désordre…
Et où quelque chose commence déjà avant même que la formation ne débute.
📚 Une table à explorer en arrivant
En entrant, une table était mise à disposition.
Des albums jeunesse, posés là, librement.
On pouvait les feuilleter, prendre le temps de regarder.
Pas une consigne.
Pas d’objectif précis.
Juste… explorer.
Ces albums étaient en français, soigneusement sélectionnés à l’attention d’élèves allemands.
Et tout était déjà là.
Des histoires simples.
Des images parlantes.
Des répétitions.
Une manière d’entrer dans la langue sans pression.
On ne comprend pas tout.
Mais on comprend assez pour rester.
🎒 La valisette franco-allemande : un outil… et bien plus que ça
Le cœur de la formation, c’était la découverte de la valisette franco-allemande de l’OFAJ.
Sur le papier, c’est un ensemble de ressources pédagogiques.
Dans la réalité, c’est beaucoup plus que ça.
On y trouve :
- des jeux
- des chansons
- des supports visuels
- des idées d’activités clés en main
Mais surtout, une manière de faire.
Une pédagogie qui repose sur :
👉 le jeu
👉 l’oral
👉 le corps
👉 la répétition
On n’est pas dans un apprentissage scolaire classique.
On est dans une immersion douce.
Une langue qui s’écoute, se teste, se vit.
🔍 Entrer dans une langue autrement
Ce que propose cette valisette, c’est un changement de posture.
On n’attend pas que les élèves comprennent tout.
On leur permet d’entrer dans la langue autrement.
À travers :
- des images
- des rituels
- des interactions
On observe, on devine, on essaie.
On accepte de ne pas tout maîtriser.
Et ça change tout.
On n’est plus dans la performance.
Mais dans l’exploration.
🏛️ Un lieu qui raconte déjà quelque chose
La formation avait lieu au ministère.
Un cadre un peu impressionnant au départ,
mais qui devient vite un espace de travail comme un autre.
Dans l’entrée, des magazines et flyers étaient en libre accès.
Je me suis surprise à en prendre quelques-uns.
Un magazine culturel, une brochure d’exposition…
Rien de directement “utile” pour ma séance du lendemain.
Et pourtant.
En France, je fais déjà ça.
Quand quelque chose me parle, je le prends, je le garde.
Alors ailleurs, j’ai fait la même chose.
Comme un réflexe.
Comme une manière de capter un lieu,
de garder une trace,
de prolonger un peu l’expérience.
🎲 Une formation ancrée dans le concret
La journée s’est construite autour d’activités très concrètes :
- travail en petits groupes
- découverte des supports de la valisette
- mise en situation
- échanges autour des pratiques
On a manipulé, testé, réfléchi.
Et surtout, on a vu qu’on pouvait enseigner autrement :
👉 en passant par le jeu
👉 en acceptant l’imperfection
👉 en laissant une place à l’intuition
🤝 Le moment du déjeuner : apprendre autrement
Et puis il y a eu le déjeuner.
Un moment simple, mais essentiel.
On a mangé ensemble, avec les autres stagiaires.
On a discuté.
Pas seulement de pédagogie.
Mais de parcours, de réalités de terrain, de doutes aussi.
C’est souvent là que les choses se passent vraiment.
🌉 Ce que je retiens
En repartant, je me suis dit que cette journée n’était pas seulement une formation.
C’était une immersion.
Dans une autre manière de penser l’apprentissage des langues.
Une manière plus souple, plus vivante, plus humaine.
Apprendre une langue, ce n’est pas remplacer.
C’est relier.
Relier des mots, des images, des cultures.
Relier des personnes aussi.
Et quelque part,
c’est exactement ce que je fais chaque semaine, entre Metz et Sarrebruck.
🔗 Pour aller plus loin
Pour celles et ceux que ça intéresse, la valisette franco-allemande est proposée par l’OFAJ :
👉 https://www.ofaj.org/formulaire/commander-la-valisette

