La rentrée a souvent cette image de nouveau départ. Les cahiers neufs, les agendas que l’on remplit, les projets que l’on imagine pour les mois à venir.
Cette année pourtant, je n’ai pas vraiment le sentiment de repartir de zéro.
J’ai plutôt l’impression de poser de nouvelles fondations.
Car avant de construire un nouvel étage, il faut parfois vérifier que les bases sont solides.
Une nouvelle étape pour mes enfants
Cette rentrée avait une saveur particulière : Arthur et Marius ont fait leur entrée au CP.
Après plusieurs années en maternelle, les voilà désormais dans la cour des grands. Un nouveau rythme, de nouvelles attentes, de nouveaux apprentissages.
En tant que parent, c’est un mélange étrange de fierté et de nostalgie. On les regarde grandir, gagner en autonomie, découvrir le monde… tout en réalisant que les années passent beaucoup trop vite.
Mais accompagner ses enfants, ce n’est pas seulement les aider à réussir à l’école. C’est aussi leur offrir des occasions de découvrir leurs passions, de développer leur créativité et de trouver ce qui les fait vibrer.
Cette année, nous allons donc continuer la musique et le judo, et peut-être ouvrir une nouvelle porte avec le théâtre pour Arthur, tandis que Marius poursuivra son apprentissage de la guitare.
Parce que l’éducation ne se limite pas aux apprentissages scolaires : elle passe aussi par l’art, le sport, la curiosité et les rencontres.
Organiser le quotidien pour permettre les projets
Derrière chaque rentrée réussie, il y a souvent une grande partie invisible : toute l’organisation qui permet aux choses de fonctionner.
Cette année, j’ai repris le fil de la logistique familiale : les temps périscolaires, les modes de garde, les inscriptions, les horaires… autant de petites pièces d’un puzzle qui permettent ensuite aux grands projets d’exister.
À partir de septembre, je reprendrai également mon activité d’assistante de français en Allemagne. Pour que cette reprise soit possible, il fallait d’abord construire un cadre stable autour des enfants.
Être disponible professionnellement demande parfois d’anticiper énormément de choses en amont.
Investir dans ce qui construit l’avenir
Cette réflexion m’a aussi amenée à regarder différemment les activités extrascolaires.
Cette année, j’ai découvert le Pass Loisirs de la Ville de Metz, qui permet aux familles de bénéficier d’un soutien pour inscrire les enfants à des activités sportives ou culturelles.
C’est une belle manière de rendre accessibles des activités qui participent pourtant énormément au développement des enfants.
Le sport leur apprend la persévérance et la confiance en eux. La musique développe l’écoute et la sensibilité. Le théâtre permet d’apprivoiser son expression et son imagination.
Ce sont des apprentissages qui ne figurent pas forcément dans les bulletins scolaires, mais qui construisent profondément une personne.
Revenir à soi pour avancer
Après un été placé sous le signe des voyages, de la découverte et des moments partagés, j’ai aussi ressenti le besoin de revenir à mes propres routines.
J’ai repris soin de mes cheveux avec mon rituel au henné, repris mes rendez-vous médicaux, remis en place une organisation plus structurée.
Prendre soin de soi n’est pas un luxe. C’est aussi une manière de retrouver l’énergie nécessaire pour continuer à avancer.
Pendant longtemps, j’ai eu tendance à penser qu’il fallait toujours aller plus loin, plus vite, franchir l’étape suivante.
Aujourd’hui, j’apprends qu’il faut parfois accepter de consolider.
Préparer la suite autrement
Cette rentrée marque aussi un changement important dans mon parcours.
Après réflexion, j’ai choisi de ne pas retourner à l’université cette année. Non pas parce que j’abandonne mes ambitions, mais parce que je souhaite construire la suite différemment.
J’ai commencé à préparer ma démarche de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), avec l’objectif de valoriser mon parcours et mes expériences avant d’envisager une nouvelle étape, notamment autour de l’ICN Business School.
Mon parcours n’a jamais été linéaire : sciences, droit, couture, enseignement, médiation culturelle, mobilité internationale…
Pendant longtemps, j’ai vu ces détours comme des chemins compliqués.
Aujourd’hui, je comprends qu’ils sont justement ce qui constitue mon expertise.
Construire avant de s’élever
Cette rentrée n’est donc pas celle d’un nouveau départ spectaculaire.
C’est une rentrée de fondations.
Une période où je prends le temps de consolider ce qui existe déjà : ma famille, mon équilibre, mes projets, mes compétences.
Parce qu’une construction solide ne se fait pas dans la précipitation.
Avant d’ajouter un nouvel étage, il faut s’assurer que les fondations peuvent le porter.

